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Historique de la paroisse Sainte-Madeleine d'Outremont

Le peuplement et le développement domiciliaire du Quartier Nord d’Outremont

La fondation de la paroisse Sainte-Madeleine fut directement liée au peuplement et au développement domiciliaire du quartier Nord d’Outremont au cours de la décennie 1900-1910. C’est en effet durant cette première décennie du vingtième siècle que la population outremontaise connut un millier à 4,500 âmes.

La décision de diviser la municipalité en trois quartiers (Sud, Nord et Ouest) remontait à la fin du dix-neuvième siècle alors qu’Outremont avait l’apparence d’un village traversé par une artère principale: le chemin de la Côte sainte-catherine. De part et d’autre de ce chemin qui séparait les trois quartiers, s’étalaient alors que très peu peuplé sauf autour de la rue Saint-Louis, la future avenue Laurier.

La première vague de peuplement du quartier Nord ne fut pas le résultat du hasard. Elle se produisit précisément à l’époque où la municipalité voisine de Saint-Louis de Mile-End, constituée en corporation sous le nom de Ville Saint-Louis depuis 1895, voyait sa population quadrupler, passant d’environ 10,000 à 40,000 âmes, de 1900 à 1911. Et durant cette même décennie, l’ancienne municipalité de la Côte Saint-Louis, devenue le quartier Saint-Denis depuis son annexion à la ville de Montréal, connaissait un taux d’augmentation de sa population encore plus considérable, soit de l’ordre de 350%.

Géographiquement, les municipalités d’Outremont, de Saint-Louis-du-Mile-End et de Côte Saint-louis se trouvaient au-delà de l’avenue Mont-Royal qui, jusqu’au débit des années 1890, démarqua la limite Nord de la ville de Montréal – une limite qui avait été atteinte en janvier 1886 avec l’annexion du village Saint-Jean-Baptiste. Pour desservir tout ce vaste territoire, une seule paroisse celle de Saint-enfant-Jésus de Montréal, jusqu’en 1895; puis ce fut la multiplication des paroisses pour faire face au déferlement de la population montréalaise vers le Nord. L’extension de cette vague démographique au-delà des voies du chemin de fer du Canadien Pacifique rendit nécessaire la fondation de la paroisse Saint-Édouard, en décembre 1895, puis, moins de cinq ans plus tard, celle de Saint-Jean-de-la-Croix, dont la première église fut érigée au coin des avenues Esplanade et Pacifique (aujourd’hui rue Beaubien). Ainsi au tournant du vingtième siècle, le quartier Nord d’Outremont se trouvait environné par une population en pleine expansion.

Ce fut le débordement de cette population à l’ouest de l’avenue du Parc qui occasionna la première vague de peuplement du quartier Nord d’Outremont au cours de la décennie 1900-1910. L’avenue Van Horne servit de principale voie d’accès aux résidents qui vinrent s’établir sur le territoire de la future paroisse Sainte-Madeleine. Un service de tramways mis en opération sur l’avenue du Parc par la Montréal Railway Company (réincorporée sous le nom de Montreal Tramways Company en 1911) en facilitait l’accès car la ligne se rendait alors jusqu’à l’avenue Van Horne pour se diriger le long de celle-ci vers le boulevard Saint-Laurent. Notons à ce sujet que les citoyens d’Outremont devront patienter jusqu’à la Première Guerre mondiale avec de voir circuler les tramways sur les avenue Bernard, Outremont et Van Horne.

La perspective d’un rapide développement domiciliaire donna lieu à une vaste opération de lotissement des grandes propriétés et l’ouverture des avenues destinées à sillonner le territoire paroissial de Sainte-Madeleine dont une large partie, en ce tournant du vingtième siècle appartenait à l’Institution des Sourds-muets que dirigeaient les clercs de Saint-Viateur. Celle-ci ne possédait alors pratiquement tout le secteur nord-est d’Outremont depuis l’avenue Wiseman jusqu’aux limites de la municipalité, rue Hutchison – ce qui représentait quelque 200 arpents, soit presque le quart de la superficie de la ville. Mais des contraintes financières obligèrent l’Institution des Sourds-muets à se départir d’une grande partie de ses lots avant même la fondation de la paroisse Sainte-Madeleine.

D’après le plan cadestral, nous avons dressé la cartographie de l’état du développement domiciliaire en 1908. Nous avons dénombré 160 demeures selon le sens que ce terme recouvre dans les Recensements du canada, à savoir: tout domicilie, habitation ou logis comportant un numéro civique distinct. Il s'agissait de « demeures » aménagées dans de modestes maisons dont la plupart étaient lambrissées de brique et constituées d’un rez-de-chaussée et d’un étage. Les immeubles communément dits de trois étages (rez-de-chaussée et deux étages) ne feront leur apparition que dans les années qui suivirent la fondation de la paroisse Sainte-madeleine. Selon que les maisons étaient à logement unique ou en comportaient deux (l’un au rez-de-chaussée et l’autre à l’étage), l’évaluation immobilière se chiffrait de 600 $ à 1000 $ et de 1200 $ à 2200 $. La généralité des loyers annuels variait ente 70 et 120 $ et leur valeur moyenne se comparait à celle des quartiers de Montréal en pleine expansion au Nord de l’avenue Mont-Royal.

La cartographie du développement domiciliaire montre à l’évidence que l’avenue Van Hornes constituait l’artère résidentielle principale avec une soixantaine de demeures étalées depuis la rue Hutchinson, aux limites de la municipalité, jusqu’à delà l’avenue Wiseman. D’autre part, l’avenue Van Horne commençait à prendre une apparence commerciale avec ses magasins d’alimentation tenus par des bouchers et des épiciers résidant dans le quartier, ses quelques boutiques de produits de confiserie, de pièces d’étoffes et d’articles de mercerie (« dry goods stores »). On pouvait également s’approvisionner de bois et de charbon auprès des marchands locaux.

Un deuxième aspect de la configuration du développement domiciliaire laisse voir deux tendances: l’une incitant au regroupement des résidents et l'autre favorisant leur dispersion. La première l’emportait d'emblée sur la seconde comme le font paraître manifestement les agglomérations des avenues Querbes et de l’Épée autour de l’artère principale. Ces agglomérations étant à forte prédominance canadienne-française, l’expression de « petit village » ne tardèrent pas à se répandre pour désigner ce secteur d’habitations. La tendance au regroupement se manifesta également chez les anglophones qui formaient environ le tiers de cette population nouvellement établie dans le quartier Nord. Plusieurs d’entre eux, se regroupèrent dans un îlot situé au Nord de l’avenue Manseau, à proximité de la cour de triage du Canadien Pacifique. Mais un bon nombre de résidants anglophones (dont notamment les Irlandais catholiques) vivaient dispersés sur le territoire habité.

En conclusion de cette première partie, il importe de donner un aperçu de la population pionnière de la paroisse Sainte-Madeleine qui en 1908, comptait environ 750 âmes.

La majorité canadienne-française partageait avec la minorité anglophone les mêmes conditions de vie socio-économiques. Il s’agissait d’une population composée principalement de prolétaires et les clivages entre ces travailleurs tenaient essentiellement au statut professionnel que leurs conféraient les différents métiers. S’il y avait de nombreux journaliers et charretiers, une plus forte proportion se classait parmi les artisans et les ouvriers spécialisés, qu’ils fussent ferblantiers ou forgerons, tailleurs de pierre ou maçons, menuisiers ou charpentiers, mécaniciens de locomotive ou machinistes. Plusieurs étaient à l’emploi du Canadien Pacifique et ceux qui s’attribuaient la fonction de « contremaîtres » dirigeaient de petites équipes d’ouvriers. Le cinquième des chefs de familles étaient propriétaires de leur demeure mais ceux-ci se confondaient facilement avec la masse des locataires. Il n’y avait aucune commune mesure entre leur situation et celle des prospères et influents citoyens des quartiers sud et Ouest qui monopolisaient la direction des affaires municipales. Le fossé entre ces deux mondes créa des conditions objectives qui rendirent quasi inéluctable la division du territoire paroissial.

Une population ouvrière désireuse d’avoir son église paroissiale

La formation du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Viateur mis en évidence le clivage de classes qui existait ente, d'une part, les petits propriétaires ouvriers du quartier Nord et, d’autre part, la bourgeoisie outremontaise des quartiers Sud et Ouest dont les intérêts furent servis pas d’aussi notables marguilliers que l’honorable Louis Beaubien et son fils aîné Joseph qui se préparait à devenir le premier maire canadien-français à Outremont. Le prestige dont jouissaient ces deux personnages ne tarda pas à leur conférer une position prédominante au sein du conseil de la Fabrique. Ils exercèrent une influence déterminante sur la décision qui fut prise, moins de deux ans après la fondation de la paroisse, de faire l’acquisition d’un temple anglican et de la transformer en église paroissiale catholique. Cette décision à laquelle s’opposèrent deux marguilliers du quartier Nord, le tonnelier Joseph-Pierre Lévesque et le charpentier Onésime Tremblay, prépara le terrain à la division de la paroisse Saint-Viateur. Les paroissiens du « petit village » regroupés autour de l’avenue Van Horne eurent tôt fait de constater que le choix du temple anglican avantagerait les résidents du chemin de la Côte Sainte-Catherine.

Alors qu'il était marguillier comptable de la Fabrique de Saint-Viateur, Joseph-Pierre Lévesque prit l’initiative d’adresser à l’archevêque de Montréal, monseigneur Paul Bruchési, une première requête officielle demandant la division du territoire paroissial d’Outremont. Daté du 1er avril 1907 et intitulée « Requête des paroissiens de Saint-Viateur résidant au Nord de la rue Bernard », elle portait les noms de quatre-vingt-huit signataires. Les requérants y invoquaient « l’éloignement et l’exiguïté de l’Église paroissiale actuelle » pour justifier leur demande « d’ériger le territoire qu’ils occupent soit en une déserte soit en une paroisse distincte, et de leur donner les services d’un prêtre dont ils assureront la subsistance ».

Cette requête ne pouvait évidemment pas laisser indifférent le curé de la paroisse Saint-amour, le père Joseph Émile Fouché, c.s.v., qui fit part de ses préoccupations à son supérieur provincial: « Convient-il se s’opposer à cette requête ? Où vaut-il mieux laisser s’opérer la division ? La division amènerait la perte d’au moins cent familles, en très grand nombre locataires, et laisserait à Saint-amour un peu plus de soixante familles. La vie est-elle possible dans ces conditions ?... » Il y avait là matière à réflexion et le père Foucher fut sans doute grandement soulager d’apprendre de l’archevêché que monseigneur Paul Bruchési » ne croyait pas le temps venu de diviser la paroisse.

Loin d’abandonner la partie, les futurs paroissiens de Sainte-Madeleine se montrèrent si déterminés à obtenir gain de cause que moins d’un an plus tard, ils revinrent à la charge avec nouvelle requête datée du 29 février 1908. Cent cinquante noms de pétitionnaires y apparaissaient maintenant dont soixante des quatre-vingt-huit signataires de la requête précédente d’avril 1907. Cette fois, les requérants demandaient l’érection d’un territoire paroissial en proposant eux-mêmes le découpage suivant; « des rues Bernard à la voie du pacifique canadien et de la rue Hutchinson à l’avenue West End » (i.e. aux limites de la municipalité). Après avoir repris les arguments déjà invoqués dans leur précédente requête, ils affirmaient leur volonté de réitérer leur demande en déclarant qu’ils n’étaient pas disposés à soutenir financièrement ni l’agrandissement de l’église paroissiale actuelle ni la construction d’une nouvelle église sur le site projeté au coin des avenues Saint-amour et Outremont. Finalement ils souhaitaient vouloir « former un noyau de catholiques qui empêchera(it) les protestants de s’implanter dans note entourage comme il en est déjà dans d’autres parties de Saint-Viateur d’Outremont.

En formulant un argument aussi résolument intégriste qui traduisait de façon non-équivoque leur fort sentiment d’appartenance communautaire, les auteurs de la requête ignoraient-ils ou feignaient-ils d’ignorer qu’une importante minorité protestante était déjà bien implantée sur le territoire paroissial dont ils réclamaient la séparation ? Sans doute avaient-ils intérêt à mettre de l’avant un argument susceptible de sensibiliser leur cause l’archevêque de Montréal qui n’était pas sans savoir, d’après les rapports paroissiaux de Saint-amour, que la population d’Outremont était partagée à égalité de forces entre catholiques et non catholiques.

Devant la détermination des paroissiens « séparatistes », le nouveau curé de Saint-Viateur, le père Odilon Charbonneau, c.s.v. dut « faire acte de résignation ». Au prône du dimanche 7 juin 1908, il annonça la convocation par le chanoine archidiacre Wilbrod-Cléophas Martin d’une réunion de tous les marguilliers et francs tenanciers au sujet de la requête demandant la division de la paroisse, L’assemblée des paroissiens eut lieu le 18 juin en présence du représentant de l’archevêché qui, après avoir procédé aux vérifications des allégations des requérants, recommanda le démembrement paroissial selon le découpage proposé: « Que le territoire à être démembré soit borné au Sud, partie de la rue Bernard et partie de la rue Esther » (au nord-ouest de l’avenue Rockland dans l’axe de l’avenue Lajoie) jusqu’aux limites de la municipalité.

Le 22 juillet, monseigneur Paul Bruchési signait le décret d’érection canonique de la nouvelle paroisse et lui choisissait comme patronne celle dont c’était la fête ce jour là: sainte Marie-Madeleine. Deux semaines plus tard soit le 6 août, il nommait curé fondateur un vicaire qui avait servi dans huit paroisses durant ses quatorze années de prêtrise: l’abbé Zénon Therrien.

Dès son arrivée en fonction, le curé fondateur dut faire face aux dures réalités sociales et économiques de son milieu paroissial comme en témoigne son premier rapport daté du 17 janvier 1909 où il note laconiquement: « J’ai encore près de 100 familles sans ouvrage » - ce qui présentait un taux de chômage très élevé affectant principalement la moitié de ses paroissiens. Pont surprenant que l’une de ses premières œuvres ait consisté à établir une conférence de Saint-Vincent-de-Paul et qu’il lui fallut attendre trois et demi avant de toucher un modeste salaire et plus de quatre ans pour obtenir les services d’un sacristain. À la veille de devoir quitter la cure de Sainte-Madeleine, à l’automne 1916, il confiera à monseigneur Paul Bruchési: « Je n’ai pas songé à demander à votre grandeur d’étudier la construction s’une église et d’un presbytère. Ma paroisse n’est pas encore en état de payer cette dette. La crise immobilière et la guerre actuelle éloignent encore davantage la possibilité de cette construction. J’aime mieux vivre encore à la gêne dans mon petit logis que d’imposer à mes paroissiens ce lourd fardeau.

Le premier conseil de Fabrique fut formé de huit marguilliers choisis parmi la vingtaine de francs tenanciers éligibles qui représentaient environ le cinquième des chefs de famille canadiens-français résidant dans la paroisse. Ayant retracé dix-huit de ces premiers paroissiens francs tenanciers, nous en avons dressé la liste des noms par ordre alphabétique avec mention de leur lieu de résidence ainsi que de leur fonction respective. Sur cette liste, qui est tout à fait représentative du milieu paroissial de Sainte-Madeleine à l’origine, les noms des huit premiers marguilliers sont en gras.

  • Bélair, Joseph (journalier): 784, de l’Épée
  • Chalifoux, Louis-Joseph (épicier): 783, Bloomfield
  • Corbin, Arthur (tailleur): 2070 Hutchison
  • Desjardins, Joseph (journalier): 766, Querbes
  • Gauthier, Wilfrid (épicier): 1147, #49 Van Horne
  • Gauvreau, Napoléon (manufacturier de cigares): 1215, Van Horne
  • Gauvain, Zothique (boucher): 846, Querbes
  • Gravel, Athanase (charretier): 1194, van Horne
  • Huard, Napoléon (menuisier): 1172, Van Horne
  • Lahaise, Octave (mécanicien): 864, De l’Épée
  • Lévesque, Joseph-Pierre (tonnelier): 801, Bloomfield
  • Lévesque, Louis (boucher): 824, de l’Épée
  • Lévesque, Pierre, père (retraité): 829, Querbes
  • Limoges, Émile (ancien épicier): 1237, Van Horne
  • Nadeau, Georges (charpentier): 2610, Hutchison
  • Saint-Onge, Stanislas (charretier): 783, De l’Épée
  • Tiernan, Joseph (contremaître): 1282, Van Horne
  • Tremblay, Onésime (charpentier): 848, Querbes

Neuf de ces dix-huit francs tenanciers dont les noms sont précédées d’un astérisque résidaient sur le territoire de la paroisse Sainte-Madeleine depuis le début su siècle. Deux d’entre eux, Napoléon Huard et Joseph Tiernan, avaient changé de demeure, de l’avenue Querbes à l’avenue Van Horne. Les trois premiers marguilliers du banc d’œuvre furent choisis parmi ces neuf plus anciens citoyens: Zothique Gauvreau, premier marguillier du banc, Joseph-Pierre Lévesque et Onésime Tremblay. Ils furent successivement remplacés par Wilfried Gauthier, Athanase Gravel et Stanislas Saint-Onge.

Tout en donnant préséance aux francs tenanciers nous n'avons pas négligé pour autant les paroissiens locataires qui constituaient la très grande majorité des résidents. Mais comme il s’agissait d’un groupe plus instable, nous N’avons retenu que les noms d’une cinquantaine qui demeurèrent dans la paroisse un minimum de trois ans, des années 1908 à 1910 inclusivement.

La propension à la mobilité étant une des caractéristiques sociales des locataires, nous avons retenu leur lieu de résidence au moment de la fondation de la paroisse Sainte-madeleine. Le relevé statistique de la fréquence des déménagements sur l’avenue van Horne donne une bonne indication de la mouvance de cette population ouvrière. Sur une période de trois ans, la moitié seulement des quelques soixante demeures de l’avenue Van Horne logèrent les mêmes résidents; vingt des trente autres demeures connurent deux changements de locataires et dix, un déménagement annuel.

En conclusion, il nous paraît important d’insister sur le fait que, même si cette étude porte sur un groupe en particulier, celui des paroissiens catholiques canadiens-français de Sainte-Madeleine, il ressort de notre enquête que les même conditions de vie socio-économiques caractérisaient l’ensemble de la population du quartier Nord d’Outremont à ses origines afin d’en montrer les contrastes avec celles des quartiers Sud et Ouest.

Pierre Tousignant

Extraits tirés du livre, Échos et souvenirs, 80 ans en mémoire, Paroisse Sainte-Madeleine, Madeleine-Dionne-Tousignant, éditeure, Outremont, Québec, 1990